Dix ans après l'arrêt de la série, quel souvenir gardez-vous de Dr Quinn... ?
Extraordinaire ! Les fans venaient sur le tournage et, entre deux prises, je discutais avec eux. Cette série était vraiment spéciale.
Pourquoi s'est-elle arrêtée aussi brutalement ?
Parce que le patron de la chaîne CBS, qui venait de prendre le pouvoir, souhaitait se démarquer de son prédécesseur. Il ne voulait plus de séries familiales. Pourtant l'audience était excellente. Je n'ai jamais pu lui en parler. La réaction du public a été terrible : les fans ont appelé au boycott de la chaîne.
Revoyez-vous vos anciens partenaires de la série ?
Joe Lando a maintenant quatre enfants et vient souvent en famille chez moi à Malibu. Et j'ai créé une ligne de bijoux avec la costumière de la série, Cheri Ingle. C'est devenu ma principale activité. Ces bijoux en forme de c½ur ouvert ont un succès fou aux Etats-Unis. J'espère bientôt les exporter en France.
Pourquoi un c½ur ouvert ?
C'est une philosophie de la vie que m'a apprise ma mère, décédée il y a un an. Elle m'a appris à aimer et à rester disponible, même au plus bas. Je viens de sortir un livre avec mes peintures et des poèmes et témoignages sur ce thème.
Actrice, c'est fini ?
Pas du tout ! Je viens de terminer quatre films. Et puis j'ai joué fans le pilote de Dear Prudence, une série sur une présentatrice télé qui mène des enquêtes. Mais, même s'il a été acheté par de nombreux pays, le projet n'a pas eu de suite.
C'est difficile aujourd'hui d'être comédienne ?
Non, pas pour moi. J'ai une proposition à Broadway, mais je ne souhaite pas trop m'éloigner de chez moi.
Vous élevez des jumeaux de 13 ans, Johnny et Kris... C'est difficile ?
J'ai quand même de l'expérience car, avec mon mari, le réalisateur James Keach, nous élevons six enfants ! Mais s'ils sont jumeaux, cela ne les empêche pas d'avoir des personnalités très différentes. L'un a son propre groupe de rock et le second est un athlète accompli.
Si vous deviez choisir un événement qui a eu une répercussion important dans votre vie, lequel serait-il ?
Le jour où je suis morte : il y a vingt-cinq ans, pour une bronchite on m'a injecté des antibiotiques dans une artère par erreur et, cliniquement, j'étais morte. Mais on a pu me ramener à la vie. Et lorsque j'ai divorcé de mon deuxième mari qui m'a mis sur la paille. J'étais ruinée, découragée et j'ai donnée ce qui me restait à une ½uvre caritative. Là j'ai rencontré un peintre qui m'a donné des leçons : la peinture a été une véritable révélation, une thérapie. Mes toiles sont même exposées et j'en suis fière.